REFUSONS

Personne n’a échappé aux fracassantes déclarations concernant la création de salles officielles de consommation de drogue. 

Il faut dire que beaucoup de parents se sentent trahis d’entendre ces propositions de voir une personne se détruire devant les yeux de professionnels ! Cette femme, cet homme, c’est notre enfant. Un être que nous avons aidé au prix de nombreux sacrifices et aussi d’une multitude d’échanges et de joie, à grandir, à aimer, à respecter l’autre. Beaucoup de personnes ont aussi pris le relais éducatif de cet enfant, ses maîtresses ou ses maîtres, ses professeurs, les responsables de centres sportifs, religieux, ses professeurs de musique. Ses amis qui l’aimaient et l’entouraient et lui donnaient le meilleur de ce qu’ils savaient échanger… ❤

Tous ont participé pour aider le jeune à trouver son unité intérieure pour qu’il puisse devenir pleinement responsable de lui-même tout en demeurant solidaire des autres. 💔

Mais parmi les dangers qui sont aujourd’hui autour de tous les jeunes de tous les pays, la drogue est arrivée à la première place avec tous ses attraits, insidieux, et ses menaces de mort, invisibles. 🤒

L’omniprésence de la drogue, la banalisation à outrance de ces dernières années, les mensonges sur sa nocivité relative, relayés par de nombreux médias, ont poussé beaucoup d’adolescents à écouter le chant des sirènes, à choisir, comme beaucoup de leurs camarades, de journalistes, d’écrivains, de sportifs, une aventure dans cette voie sans issue.

Alors ces déclarations anti pédagogiques, ces effets d’annonces viennent s’ajouter aux trop nombreux discours de personnes qui ne recherchent que la dépénalisation de la drogue ou à se trouver, encore, une nouvelle clientèle. Les salles de shoot amenant une dépénalisation de fait.

Après le shoot que devient le toxicomane ? Ses douleurs, ses souffrances, son comportement amoral et destructif? La majorité des toxicomanes ne savent plus distinguer entre le bien et le mal. 🤪

À écouter les propos de ceux qui défendent l’ouverture de ces salles de consommation :      « Elles permettraient une consommation à moindre risque » comme si le fait de se droguer devant une personne rendait le produit moins dangereux. Sous des aspects de bonnes intentions, c’est laisser sous silence les conséquences et les effets secondaires de prise de drogues psychotropes. « Il s’agit de centres où les toxicomanes pourraient consommer leur drogue dans de bonnes conditions, ce qui leur éviterait par exemple d’attraper une hépatite ou le VIH avec du matériel contaminé». C’est vouloir ignorer que le VIH est aussi transmis sexuellement. Ou bien ces jeunes devront-ils venir dans ces nouvelles salles pour y avoir des relations sexuelles protégées par le regard de ces mêmes spécialistes ?  🤔

Restons vigilants, même si une bonne nouvelle nous arrive du Canada que les défenseurs de salles de shoot ne pourront plus donner en exemple. Le gouvernement canadien a en effet renoncé à poursuivre plus avant dans l’expérimentation de site d’injection supervisé par des équipes médicales de Vancouver. La raison est qu’il n’a pas été apporté de preuves concluantes d’endiguer maladies et surdoses.

Vivre heureux : 🙂voila ce que recherchent nos adolescents. Parents, il faut qu’une information précise et vraie leur soit donnée, même et surtout s’ils sont sur la mauvaise pente. Ajoutons-leur ces paroles, pleines d’enseignement, de Sénèque, philosophe conseiller de Néron, qui s’employait à prévenir la jeunesse

« Rien ne nous entraîne dans de plus grands maux que de nous régler sur l’opinion en croyant que le mieux est ce que la foule applaudit, et ce dont il y a beaucoup d’exemples : c’est vivre, non suivant la raison, mais par imitation… Celui qui poursuit le plaisir parait déjà amolli, accablé, déchu de la dignité d’homme, voué à de honteux excès ; à moins que quelqu’un ne lui ait appris à faire la distinction entre les plaisirs, de manière à ce qu’il sache lesquels s’arrêtent dans les limites des désirs naturels, lesquels sont emportés vers l’abîme, sont sans bornes et deviennent, à mesure qu’on les rassasie, d’autant plus insatiables. »

  

Marie-Christine d’Welles